La nuit est toujours très noire avant l'aube

3' di lettura 18/05/2021 - Entretien avec Geneviève Ngosso Kouo

Geneviève Ngosso Kouo est titulaire d’un doctorat en anglais de l’Université de Paris III, Sorbonne, France et d’une licence en sociologie de l’Université d’Abidjan, Côte d’Ivoire. Elle a également suivi des formations sur l’entreprenariat féminin au CIFAD et au CAMPCE, Abidjan, Côte d’Ivoire.

Elle a travaillé :

Comme enseignante

au département d’anglais de l’Université Omar Bongo à Libreville au Gabon

et à l’Ecole normale Supérieure à Abidjan Côte d’Ivoire.

Comme traductrice, à l’ambassade des Etats Unis à Abidjan et au bureau régional de la Banque mondiale, toujours à Abidjan, Côte d’Ivoire. Et enfin comme traductrice consultante de plusieurs organisations internationales notamment la Banque africaine de développement, Abidjan, et le bureau régional de la FAO à Accra, Ghana.

Enfin elle a été co fondatrice, Secrétaire générale et Présidente de l’ONG Cauri femmes qui accordait de petits crédits aux femmes déshéritées de la zone péri - ubaine d’Abidjan.

1. Trois adjectifs qui vous décrivent le mieux.

Franche. Empathique. Joviale.

2. Quand êtes-vous venue à l'écriture?

Au Collège. C’est un poème que j’ai écrit en premier et je m’en rappelle comme si c’était hier. J’étais en 5ème et pendant les vacances, toute fière, je suis allée le déclamer devant un frère aîné ... “Il est bien écrit ton poème mais tu parles de l’été.. Es- tu sûre que nous avons l’été chez nous ?” Ce fut, à n’en point douter, le début d’une certaine prise de conscience de notre histoire.

3. Qu'est-ce que cela vous apporte?

Une grande satisfaction

4. Écrivez-vous tous les jours?

Oui. Aussi souvent que possible. Je me promène en effet avec un calepin et un stylo et je note tout ce qui m’interpelle.

5. Le meilleur endroit pour écrire?

Chez moi. Dans mon coin écriture. Mais comme je l’ai dit plus haut, je suis armée pour le faire partout où je me trouve ... sauf evidemment lorsque je marche.

6. Avez-vous un rituel?

Pas vraiment .

7. Que trouve-t-on sur votre table d’écriture?

Mon ordinateur. Une bouteille d’eau. Un calepin et un stylo.

8. Écoutez-vous de la musique en écrivant?

Oui. En matière de musique je suis éclectique. J'écoute autant de la musique sacrée africaine qu'occidentale, ou que du jazz, du R&B, du gospel ou de la musique africaine. Cela dépend du jour et/ou du moment.

9. Qui est votre premier lecteur?

Mon époux.

10. Qu’est-ce qu’une journée réussie d’écriture?

C’est lorsque je réussis à traduire une idée, une situation, de la manière la plus réelle possible. En ayant évidemment trouvé les termes exacts pour ce faire.

11. Pour qui écrivez-vous?

Pour les lecteurs.

12. A quel moment vient le titre?

Dès le début.

13. Une faute d’orthographe chronique?

Des omissions plutôt, de temps en temps. Il m’arrive en effet de sauter inconsciemment des mots d’une phrase. Je m’en rends compte à la relecture.

14. Les qualités d’un bon écrivain?

L’ouverture d’esprit.

15. Écrire vous rend-il heureuse?

Oui. Lorsque j’écris j’ai la conviction que je fais oeuvre utile et que je me réalise.

16. Il faisait nuit à Somorria. Qu’est-ce que ce livre a changé en vous?

Ce qui a changé en moi ? Je dirais plutôt que ce livre m’a permis de comprendre l’environnement dans lequel je vivais, et d’exprimer cela d’une manière que je pense simple et plus facilement compréhensible pour mes potentiels lecteurs. En effet, lorsqu’on réussit à s’expliquer le pourquoi du comment d’une situation qu’on vit ou qu’on constate quotidiennement, eh bien on se sent soulagé et on accueille mieux la vie autour de soi.

17. Sans l'Afrique francophone, que deviendrait le français?

Je dirais que le français deviendrait moins universel. Le français est une belle langue mais sans l’Afrique francophone, il perdrait beaucoup de sa saveur.

18. Si vous pouviez parler à l'enfant que vous étiez, que lui diriez-vous?

Il y a un temps pour chaque chose.

19. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire?

Viens dans mes bras ma fille...

20. Quelle est votre devise?

Il faut espérer au delà de toute espérance car la nuit est toujours très noire avant l’aube.


di Michele Peretti
redazione@viverefermo.it







Questo è un articolo pubblicato il 18-05-2021 alle 08:35 sul giornale del 18 maggio 2021 - 260 letture

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